Origines et évolution
La Combe de Savoie compte parmi les régions viticoles les plus anciennes de France. Après un premier âge d’or (le vin d’Allobrogie), la viticulture traversa des heures sombres à la chute de l’Empire romain.
Ce sont les gens d’Eglise qui firent renaître la vigne au Moyen-Age. Dans la Combe de Savoie, la reine d’Ermengarde (épouse du roi de Bourgogne Rodolphe III) fit donation au XIè siècle d’une vigne où s’installa le prieuré bénédictin de St Philippe à Saint-Jean de la Porte.
A la Révolution Française, le vignoble fut transféré aux bourgeois et poursuivit sa croissance jusqu’au milieu des années 1880.
A cette date, on recensa 12 000 ha de vignes en Savoie.
Les deux dernières décennies du XIXè siècle virent s’abattre plusieurs fléaux sur le vignoble savoyard : le phylloxéra dès 1876, le mildiou en 1878 et l’oïdium en 1880.
En Savoie, les trois quart de la vigne furent anéanties.
Largement dépréciée, la vigne fut, dans sa grande majorité, rachetée aux bourgeois par des agriculteurs et notamment ceux du cœur des Bauges.

La Combe de Savoie doit son succès viticole aux conditions favorables qu’elle réunit : une exposition idéale sur les contreforts méridionaux du massif des Bauges, une protection contre les vents du nord, un terrain composé d’éboulis calcaire, une chaleur et une pluviométrie régulières.
Les deux principaux cépages de la Combe de Savoie sont pour le blanc, la Jacquère, vin sec et léger, et pour le rouge, la Mondeuse, cépage emblématique de la région.
Petit cours d’œnologie ou comment boire selon les règles de l’art
Avant de mettre en bouche un vin, il faut tout d’abord procéder à un examen visuel (couleur, limpidité, brillance, viscosité, effervescence), puis à un examen olfactif (arôme et parfums) et enfin à un examen gasto-olfactif (teneur en alcool, richesse en sucre et glycérol, matières tannoïdes et acidité, harmonie).
Tous à vos verres (avec modération bien sûr…) !